Chaque 22 mars, la communauté internationale célèbre la Journée Mondiale de l’Eau, avec pour objectif de sensibiliser les populations sur l’importance d’une gestion durable de cette ressource vitale. A cette occasion, le ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, M. Séna Alipui, dans un message, a appelé les populations à faire de l’accès équitable à l’eau potable un levier de justice sociale et d’égalité entre les sexes.
« L’eau et le genre : l’eau, source d’égalité ». C’est autour de cette thématique que la communauté internationale a célébré, jeudi dernier, la Journée Mondiale de l’Eau. Pour l’occasion, le ministre délégué chargé de l’Eau et l’Assainissement, M. Séna Alipui, a relevé que l’eau n’est pas seulement une ressource naturelle, mais aussi une condition fondamentale de santé, de prospérité et de justice sociale. Toutefois, a-t-il dit, son accès demeure inégal dans de nombreuses communautés, en particulier pour les femmes et les filles qui continuent d’en assurer la corvée quotidienne, souvent au détriment de leur éducation, de leur sécurité et de leur autonomisation économique. Pour le gouvernement, garantir un accès équitable à l’eau potable équivaut alors à promouvoir l’égalité des chances. « C’est libérer du temps pour l’éducation des jeunes filles. C’est améliorer la santé maternelle et infantile. C’est renforcer la participation des femmes à la vie économique et sociale. L’eau devient ainsi un levier puissant de transformation sociale et un pilier de l’égalité entre les femmes et hommes », a-t-il souligné.
Des progrès enregistrés ces dernières années
Dans ce contexte, le ministre a rappelé la vision du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, qui a fait de l’accès aux services sociaux de base une priorité stratégique. L’eau, a-t-il insisté, occupe une place centrale dans cette dynamique de réduction des inégalités et de consolidation de la cohésion nationale. Des progrès ont été enregistrés, ces dernières années. Ainsi, le taux d’accès à l’eau potable est passé de 60% en 2020 à 72% en 2025, avec une avancée significative en milieu rural où la desserte atteint 77%. « Ces résultats sont le fruit d’efforts concertés, marqués par la réalisation d’infrastructures d’alimentation en eau potable, la mise en place de postes d’eau autonomes alimentés par l’énergie solaire dans les zones rurales, ainsi que la modernisation des systèmes de production et de distribution en milieu urbain et semi-urbain. Ces investissements visent, non seulement à améliorer l’accès à l’eau potable, mais aussi à garantir un service durable, inclusif et résilient », a-t-il dit.
Le Fonds pour la gestion intégrée des ressources en eau en réponse aux défis
Malgré ces acquis, a reconnu le ministre Alipui, des défis persistent, notamment pour maîtriser le stress hydrique dans certaines régions. Et pour y faire face, le gouvernement a franchi un cap important avec l’opérationnalisation du Fonds pour la gestion intégrée des ressources en eau, un mécanisme destiné à assurer un financement durable des actions dans le secteur et à renforcer la résilience des systèmes hydriques.
A cet effet, le ministre a saisi l’occasion de cette journée pour inviter chaque citoyenà s’engager pour garantir une gestion équitable et durable de cette ressource. « Chaque geste de préservation, chaque initiative communautaire, chaque projet d’infrastructure contribue à bâtir une société plus juste. Ensemble, renforçons nos efforts pour que l’eau demeure un facteur de progrès, de santé et d’égalité pour tous », a-t-il lancé.
Mélissa BATABA
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