L’Assemblée nationale a ouvert, mardi 7 avril 2026, à son siège à Lomé, sa première session ordinaire de l’année sur des perspectives prometteuses, avec à l’agenda 13 projets de loi à adopter, pour répondre aux défis de l’époque et aux aspirations légitimes de toutes les couches sociales. L’ouverture de cette session marque une étape importante pour écrire une page glorieuse du destin commun et faire du Togo un hub technologique, tout en renforçant l’intégration régionale. La cérémonie dirigée par le président de l’institution, Komi Selom Klassou, s’est déroulée, en présence de diverses personnalités, dont les présidents d’assemblées et représentants de plusieurs pays africains.

Au devant des députés, les présidents d’Assemblées et chefs de délégations de plusieurs pays africains
Conformément à la Constitution de la Ve République, la rentrée parlementaire de l’Assemblée nationale marquant l’ouverture de la première session ordinaire de l’année, a été effectuée, mardi 7 avril 2026, à Lomé. Cette session ouverte sur des perspectives prometteuses, entend examiner et adopter 13 projets de loi devant contribuer à faire du Togo un hub technologique, tout en renforçant l’intégration régionale.
Il s’agit, notamment des projets de loi relatifs au développement de l’écosystème et d’innovation au Togo ; à la création et gestion des aires protégées, ainsi qu’à la protection du droit d’auteur. Au menu, il est également prévu l’étude des textes sur le contentieux des infractions, sur la réglementation des rétentions financières extérieures des Etats membres de l’UEMOA et sur l’adhésion du Togo à plusieurs conventions internationales en matière de lutte contre la pollution, de protection de l’environnement marin et de sécurité nucléaire.

Autres personnalités à l’ouverture de la première session ordinaire.
La cérémonie a été dirigée par le président de l’institution, Komi Selom Klassou, en présence du président du Sénat, Barry Moussa Barqué, des membres du gouvernement, des présidents d’assemblées et délégations de plusieurs pays africains. Sans oublier plusieurs autres personnalités politiques, administratives, diplomatiques, institutionnelles, militaires, judiciaires, religieuses et traditionnelles.
Le président de l’Assemblée nationale, Komi Selom Klassou, a indiqué que les textes à l’agenda de la session représentent des opportunités visant à faire du Togo un hub technologique en Afrique de l’Ouest. Ils traduisent aussi la détermination du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, à assurer pleinement au Togo une place de choix sur la scène internationale, son engagement à renforcer l’intégration régionale et à garantir la transparence des flux financiers dans l’espace économique commun.
Aussi, a-t-il relevé que ces projets de loi, parmi tant d’autres, offrent l’occasion au parlement de jouer son rôle de moteur dans la transformation du pays. Et pour cela, ils nécessitent un examen rigoureux, un débat constructif et une adoption rapide, pour répondre aux attentes des concitoyens. Selon lui, cette mission républicaine est la clé de voûte de la démocratie parlementaire moderne embrassée par le Togo.
Transformer l’assemblée en une véritable académie du savoir institutionnel
Le président de l’Assemblée nationale a expliqué que « La réussite de notre république parlementaire est liée aux talents de ses élus. Ce régime exige de nous une maîtrise absolue de l’action législative et une vigilance accrue dans le contrôle de l’action du gouvernement », tout en se réjouissant des étapes de formation déjà franchies. « Le chemin de l’excellence est continu, nous devons transformer notre institution en une véritable académie du savoir institutionnel en multipliant les échanges avec les parlements frères, car un député éclairé reste le plus sûr garant d’une démocratie vivante. Pour porter cette ambition, notre assemblée doit se doter d’une administration de qualité, agile et performante ». Cette modernisation doit reposer sur trois piliers à savoir : l’optimisation des structures, le renforcement des capacités du personnel et la valorisation du capital humain.
Pour lui, face à un monde marqué par des crises qui transcendent les frontières et activent les inquiétudes, la diplomatie parlementaire devient une option, pour renforcer les fondations d’une paix durable et d’une prospérité partagée, dans l’intérêt supérieur de l’humanité. En ce sens, il a remercié ses pairs et toutes les délégations étrangères, pour leur participation à cette ouverture riche en fraternité parlementaire, ainsi que pour la qualité de leurs interventions en faveur de la collaboration parlementaire et du développement mutuel des nations africaines.
A l’occasion, le président de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF), M. Hilarion Etong, premier vice-président de l’Assemblée nationale du Cameroun, a réaffirmé la volonté de son institution à soutenir les efforts du gouvernement pour le renforcement de la démocratie et la promotion du développement, tout en souhaitant que cette session apporte des solutions durables et concrètes pour le bien-être de tous les Togolais.
Quant aux présidents d’assemblées et chefs de délégations des pays africains participant à la 17e Conférence des présidents d’Assemblées de la région Afrique de l’APF, ils ont exprimé, tour à tour, leur gratitude à tout le peuple togolais, pour son hospitalité légendaire. Ils ont réaffirmé leur engagement à œuvrer aux côtés des autorités togolaises pour une synergie d’action, en vue de bâtir une Afrique consolidée, unie, sécurisée et indépendante dans un esprit de fraternité et de dignité.
Clémentine PANASSA
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