La 8e édition de Dunenyo Zã célébrée dans le Grand Lomé en présence du président de l’Assemblée nationale, représentant le PC
Les communautés Aflao, Bè et Agoènyivé du Grand Lomé ont célébré dans la joie et l’allégresse, samedi 15 août 2026, sur le stade communal d’Avédji Agnyigbé (Franciscain), « Dunenyo Zã », leur fête traditionnelle, autour du thème, « Avec Dunenyo Zã, valorisons la jeunesse et la femme, acteurs de développement durable ». L’éclat de ces festivités a été rehaussé par la présence du président de l’Assemblée nationale, Komi Selom Klassou, représentant personnel du Président du Conseil. Il avait à ses côtés des membres du gouvernement, des députés et sénateurs, des autorités traditionnelles et une foule nombreuse.

Le PA Komi Selom Klassou, entouré des membres du gouvernement
La ville de Lomé a vibré samedi au rythme de la culture et de la fraternité. La 8e édition de la fête traditionnelle Dunenyo Zã a connu son apothéose en présence du président de l’Assemblée nationale, Komi Selom Klassou, représentant personnel du Président du Conseil. Initiée par les communautés Aflao, Bè et Agoènyivé du Grand Lomé pour célébrer l’histoire et les traditions communes, Dunenyo Zã se veut d’abord une rencontre de mémoire. Elle rend hommage aux trois communautés à l’origine de la fondation de Lomé, aujourd’hui capitale du Togo. Au-delà de la danse, des chants et des rites, la fête propose un espace de dialogue entre les générations et un rappel des valeurs qui ont structuré le vivre-ensemble.
Après sept éditions déjà organisées entre 2017 et 2025, à l’exception des années 2020 et 2021 marquées par la pandémie de COVID-19, Dunenyo Zã s’est imposée comme un rendez-vous attendu. Elle est aujourd’hui une synergie des compétences et une mutualisation des actions. Elle constitue un cadre de renforcement des liens de fraternité et de solidarité autour des défis de développement, et une opportunité de se rappeler, avec fierté, les richesses culturelles et traditionnelles du terroir.

Le ministre Isaac Tchiakpé félicite les trois communautés pour leur engagement.
« Un peuple sans culture est un peuple sans âme », rappelait un éminent penseur. C’est dans cet esprit que les communautés Aflao, Bè et Agoènyivé ont voulu donner à Dunenyo Zã une portée qui dépasse le strict cadre culturel. La fête se veut aussi un socle pour des actions de développement communautaire. L’éducation, la santé, l’environnement, les infrastructures et d’autres secteurs sont ainsi placés au cœur des réflexions et des engagements pris en marge des manifestations.
Cette 8e édition est dédiée particulièrement à la célébration de la femme et de la jeunesse : leur valorisation et promotion, comme le précise le thème central retenu : « Avec Dunenyo Zã, valorisons la jeunesse et la femme, acteurs de développement durable ». A cette occasion, Togbui Mawuto Dzidzoli Detu X, chef canton d’Aflao Gakli, et le président du Conseil fédéral de Dunenyo Zã, Dr Eloi Amégan Ayamenou, ont appelé la gent féminine et surtout la jeunesse du Grand Lomé à s’approprier et pérenniser les valeurs de Dunenyo Zã, ceci pour la survie de leur identité culturelle, qui doit être conservée et transmise de générations en générations.

Autorités locale à la célébration
Engagement collectif en faveur de l’unité et du développement
Au nom du Président du Conseil, le ministre Isaac Tchiakpé, en charge de la Culture, a transmis aux populations les salutations fraternelles et les félicitations du chef de l’exécutif. « Ce rendez-vous qui nous réunit dans un même élan et qui réunit nous, communautés d’Aflao, de Bè et d’Agoènyivé liées par l’histoire, la culture et un destin partagé, mérite en effet que la présence des plus hautes autorités soit manifeste », a-t-il déclaré. Il a formé le vœu que cette 8e édition soit « un moment de joie, de paix, de partage et de renouvellement de notre engagement collectif en faveur de l’unité et du développement ». Pour le ministre, Dunenyo Zã est bien davantage qu’une manifestation festive. Elle est un espace de mémoire et de transmission, un moment privilégié où les filles et les fils d’une même communauté, liés par une même histoire, se retrouvent pour célébrer leurs racines, affermir leurs liens et renouveler leur attachement aux valeurs qui fondent leur identité.

Démonstration de l’exode de Notsè jusqu’à leurs sites actuels
Il a salué le choix du thème, qui est en parfaite cohérence avec la vision nationale. Selon lui, aucune société ne peut envisager durablement son progrès sans donner à sa jeunesse les moyens de créer, d’entreprendre et d’innover. De même, aucun développement ne peut être véritablement inclusif sans reconnaître pleinement la place essentielle de la femme.
La jeunesse, a-t-il poursuivi, porte « l’énergie, l’audace et la créativité nécessaires pour inventer le Togo de demain ». Les femmes, elles, sont « au cœur de la vitalité de nos communautés par leur travail, leur esprit d’industrie, leur courage et leur rôle irremplaçable dans la transmission des valeurs ». C’est pourquoi le gouvernement s’emploie à traduire cette vision en actes concrets à travers des réformes et des programmes d’autonomisation, l’insertion professionnelle et l’attribution d’une part importante des marchés publics aux femmes et aux jeunes. Cette ambition se retrouve également dans la nouvelle Feuille de route gouvernementale 2026-2030, élaborée dans une démarche participative avec les collectivités territoriales et les forces vives de la nation.
Le ministre a rappelé que cette dynamique se traduit déjà dans le Grand Lomé par d’importants investissements. La modernisation des infrastructures routières se poursuit pour renforcer la mobilité. Les efforts en matière d’assainissement et de lutte contre les inondations visent à construire une ville plus résiliente.
Le renforcement de la mobilité urbaine et la modernisation des infrastructures de proximité participent de l’ambition de faire du Grand Lomé « un espace toujours plus moderne, plus attractif et plus agréable à vivre ». Mais au-delà du béton, le ministre a mis l’accent sur un autre fondement : la paix. « La paix entre les communautés, la tolérance entre les citoyens, le respect de l’autre dans sa différence et la conviction profonde que notre diversité constitue une richesse ».
Komla GOKATSE