Journée Nationale de l’Arbre : L’Assemblée nationale et le Sénat plantent l’espoir
Les Présidents de l’Assemblée nationale, Komi Sélom Klassou, et du Sénat, Barry Moussa Barqué, ont marqué, le 1er juin 2026 au siège de leurs institutions respectives à Lomé, la date du 1er juin, Journée Nationale de l’arbre. A travers cette date, devenue symbole de l’engagement du pays dans la lutte contre la déforestation et le changement climatique, ils ont procédé à une grande opération de reboisement.

M. Barry Moussa Barqué arrose le plant mis en terre.
Au siège de l’Assemblée nationale, le président, Pr. Komi Selom Klassou, entouré de l’ensemble des membres du bureau exécutif et du personnel administratif, fortement mobilisé, a respecté la tradition de planter chaque 1er juin un arbre. Pelles, arrosoirs en main, ils ont accompli leur devoir citoyen par la mise en terre des plants comme : filaos, anacardiers et terminalia catappa. Par cet acte symbolique, la première chambre du parlement réaffirme son engagement en faveur de la protection de l’environnement, de la restauration du couvert végétal et de la lutte le réchauffement climatique.
A l’issue de ce geste symbolique, Pr. Sélom Klassou a rappelé l’historique de cette initiative nationale du père de la Nation, feu Gnassingbé Eyadéma, instituée depuis 1977. Pour lui, planter un arbre est un acte citoyen et responsable envers les générations présentes et futures. « Il vous en souvient qu’en 1977, le père de la Nation avait vu tôt, en invitant les Togolais à mettre en terre un plant tous les 1ers juins. Parce que l’humanité était déjà menacée par la désertification et tout ce que nous voyons, aujourd’hui, comme effets néfastes du changement climatique. Les climats perturbés, la pauvreté de la biodiversité et la perte des terres arabes sont des réalités auxquelles nous sommes confrontées aujourd’hui. Tout cela s’explique par le fait que l’Homme, dans l’exploitation des ressources naturelles, ne se soucie toujours pas de conséquences néfastes éventuelles. Depuis 49 ans, nous perpétuons cette pratique », a-t-il confié. Pr. Klassou a rendu hommage au Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, qui, à travers sa politique environnementale, perpétue cette tradition. Ceci en créant davantage des conditions permettant à chaque Togolais, sans aucune pression, d’accomplir tous les jours ce devoir républicain qui incombe à tous. Il a appelé les Togolais à faire le 1er juin un geste concret pour reverdir le pays. « C’est avec beaucoup de joie que nous venons de poser cet acte. Nous invitons tous les Togolais et Togolaises a en faire autant », a lancé le président de l’Assemblée nationale.
Appel du Sénat à entretenir les pants
Toujours dans la dynamique de faire du Togo un pays plus vert par la mise en terre d’un milliard de plants à horizon 2030, le président du Sénat, Barry Moussa Barqué, s’est prêté au même devoir républicain. Il a ainsi planté un alocaria dans la cour de la présidence du Sénat. Un geste parlant, qui réitère son engagement à faire de la protection de l’environnement et de la réadaptation aux changements climatiques une priorité des actions du Sénat. De l’avis de M. Barqué, pour que cette action soit bénéfique, il urge d’entretenir les plants mis en terre chaque année. « Planter un arbre est un acte très important. Comme vous pouvez le voir à Lomé, notamment au niveau de la plage, l’intensité des arbres plantés est assez représentative. Il en est de même dans plusieurs rues et boulevards. C’est bien de planter, mais il est plus important de faire le suivi à travers l’entretien. L’effort supplémentaire que nous aurons à faire, c’est de continuer, non seulement à planter, mais aussi à entretenir ces pants, afin qu’ils puissent prospérer comme nous l’avons tous souhaité. Ce serait une bonne action que nous aurions le plaisir et l’enthousiasme de faire tous les ans », a déclaré le président du Sénat.
En rappel, la Journée nationale de l’arbre, instituée depuis 1977, coïncide avec la célébration internationale de l’environnement. Elle vise à sensibiliser les populations à la préservation des forêts et à la restauration du couvert végétal, fortement dégradé ces dernières décennies. Cette année encore, des milliers de plants d’espèces locales ont été mis en terre à Lomé et dans les différentes préfectures du pays. Un geste simple, mais qui, multiplié par des millions de mains, peut transformer le visage du Togo.
Clémentine PANASSA