La communauté internationale célèbre, le dimanche 8 mars, l’édition 2026 de la journée internationale des droits de la femme, sous le thème « Droits, Justice, Action pour toutes les femmes et les filles ». Dans son message de circonstance, la ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, Mme Martine Moni Sankaredja, a situé l’importance de cette journée qui rappelle aux femmes togolaises le combat mené par leurs aînées, afin qu’elles puissent jouir des droits acquis, aujourd’hui. Elle a aussi dressé le bilan des progrès accomplis en matière d’intégration des femmes et de reconnaissance de leurs droits dans les différentes sphères de la vie sociale, tout en prenant la pleine mesure des défis majeurs qui demeurent, afin de garantir la pleine réalisation de ces droits.
« Droits, Justice, Action pour toutes les femmes et les filles » est le thème autour duquel la communauté internationale célèbre, dimanche 08 mars, la journée internationale des droits de la femme. Le Togo adhère entièrement à ce thème et en fait son thème national autour duquel vont se dérouler toutes les activités.
Pour la ministre Martine Moni Sankaredja des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, ce thème interpelle à plus d’un titre tous les acteurs, et le Togo, de par ses priorités, s’inscrit dans cette dynamique. « Depuis plusieurs années, le gouvernement togolais, sous l’impulsion du Président du Conseil, place la promotion et la protection des droits de la femme au cœur des politiques nationales. De nombreuses réformes juridiques ont été engagées pour renforcer le cadre légal et garantir une plus grande équité entre les femmes et les hommes. En 2022, quatre codes majeurs, notamment le Code des personnes et de la famille, le Code pénal, le Code de sécurité sociale et le Code du travail, ont été amendés, afin d’éliminer les dispositions discriminatoires et de favoriser l’égalité, la non-discrimination et l’accès des femmes à la justice. Le cadre institutionnel a également été consolidé, grâce à la mise en place de divers mécanismes de protection des femmes et des filles contre les violences, ainsi qu’à la prise en charge des victimes. Parmi ces dispositions, figurent les centres d’écoute des victimes de violences basées sur le genre, les maisons de justice, les maisons de la femme et le centre d’accès aux droits et à la justice pour les enfants », a-t-elle relevé.
Dans le domaine de la participation politique, Mme Sankaredja a souligné des avancées notables enregistrées, notamment à travers la nomination paritaire de sénatrices par le Président du Conseil, dont la politique de promotion du genre est soutenue par une diplomatie active qui propulse les femmes togolaises vers des postes de haut niveau sur la scène internationale, tels que la présidence du Parlement de la CEDEAO et la vice-présidence de la Commission de la CEDEAO.
La femme a sa part à jouer pour l’avènement d’une société égalitaire
« Malgré les efforts entrepris par le gouvernement, les partenaires et l’ensemble des acteurs, des obstacles restent à lever, et ceci ne peut se faire qu’en conjuguant nos efforts. Pour l’avènement d’une société égalitaire, la femme a sa part à jouer. Je nous invite donc à nous mobiliser, à nous investir et à nous tenir aux côtés du gouvernement et des autres acteurs, pour poursuivre les efforts et renforcer les actions visant à faire de notre pays, une société où hommes et femmes vivent et s’épanouissent dans le respect des droits fondamentaux de l’Homme », a lancé la ministre Sankaredja. Au passage, elle a exprimé sa gratitude au Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, pour tous les efforts engagés en faveur de la promotion des droits des femmes togolaises. Elle a témoigné sa reconnaissance aux partenaires qui accompagnent le gouvernement, chaque année, dans la réalisation de cette activité au Togo, à travers des appuis multiformes.
Pour la célébration de cette journée au Togo, plusieurs activités sont prévues, aussi bien par le ministère chargé du Genre que par l’ensemble des acteurs impliqués dans les questions des droits de la femme. Il s’agit, entre autres, des conférences débats organisées par différentes institutions, avec l’accompagnement du ministère, les émissions radiophoniques et télévisées sur le thème de la journée et l’organisation de l’apothéose à Lomé, le lundi 09 mars 2026. Cette apothéose sera marquée par la remise des jugements supplétifs tenant lieu d’actes de naissance aux femmes dans toutes les régions du pays.
Faustin LAGBAI
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