La représentante de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) pour l’Afrique de l’Ouest, Mme Thi Hoang Mai Tran, a offert, le mardi 24 Mars 2026 à Lomé, une réception, pour marquer la célébration de la Journée de la Francophonie, édition 2026. La soirée a connu la participation du ministre du Tourisme, des Arts et de la Culture, M. Isaac Tsiakpé.

La séquence du toast repris par l’assistance.
Amoureux, sympathisants ou personnes ayant la langue française en partage célèbrent, chaque 20 mars, la Journée de la Francophonie. Plusieurs activités organisées autour de cette journée au Togo, ont eu pour point culminant la soirée initiée au siège de l’institution à Lomé par la représentation de la Francophonie en Afrique de l’Ouest, basée dans la capitale togolaise. Réception donnée par la première responsable, Mme Thi Hoang Mai Tran. De nombreux acteurs issus de différents secteurs, aussi bien institutionnels que privés, ont été les convives de cette soirée. Au rang des personnalités figurent le représentant du gouvernement, le ministre Isaac Tsiakpé, l’ambassadeur de France au Togo, Augustin Favereau, le représentant du Président du Conseil du Togo auprès de la Francophonie, Pr. Kangni Alem, etc. Avant le toast, les invités à la soirée ont suivi le message de la secrétaire générale de l’OIF, Mme Louise Mushikiwabo.
Le français nous unit…mais il doit encore conquérir toute sa place dans l’espace
Un message d’optimisme à travers lequel, elle s’est réjouie de la parution de la 6e édition du rapport sur la langue française dans le monde avec des chiffres encourageants. On y retient que l’usage du français a progressé avec près de quatre-cent millions de locuteurs sur les cinq continents. Ce qui a fait passer le français de la cinquième à la quatrième place des langues les plus parlées sur Terre. Elle a félicité cette dynamique qui repose, en grande partie, sur la jeunesse. Selon elle, « …le français nous unit et il se porte bien, mais il doit encore conquérir toute sa place dans l’espace. J’en appelle donc à vous tous, faites vivre notre langue, parlez-là, écrivez-là, créez un français, investissez les espaces numériques, parce que la vitalité de notre langue et le renforcement de son rayonnement mondial reposent aussi sur l’engagement de chacun d’entre vous ». Mme Mushikiwabo a aussi salué la célébration, cette année, des vingt-cinq ans du prix des cinq continents de la francophonie, un prix qui incarne la richesse et la diversité, en rappelant que le français n’appartient à personne, mais il est porté par toutes celles et tous ceux qui le font vivre, bien au-delà des frontières. Elle a saisi l’occasion pour appeler à l’émergence d’un système international plus équilibré, un système qui donne toute sa place à l’écoute, qui respecte les voix de chacun et qui rejette toute forme de diktat. « Chers francophones, en cette journée qui nous rassemble, ayons confiance dans la force de notre engagement collectif pour construire un monde plus humain et plus solidaire. Choisissons, chaque jour, de privilégier l’écoute de l’autre pour nourrir le dialogue et contribuer à un monde plus apaisé et que la génération paix est en effet le dernier mot.», a-t-elle conclu.
Ecouter la jeunesse est indispensable pour répondre aux défis du présent
Pour sa part, la représentante pour l’Afrique de l’Ouest de l’OIF, Mme Thi Hoang Mai Tran, a expliqué que le thème retenu « Génération de paix: La contribution des jeunes pour un monde plus apaisé », témoigne de l’engagement de l’OIF à mettre en lumière les initiatives, engagements et solutions portés par les jeunes en faveur du dialogue, de la cohésion et de la paix. Ceci, avec la conviction qu’écouter la jeunesse et investir en elle, sont indispensables pour répondre aux défis du présent et mieux préparer l’avenir. Mme Thi Hoang Mai Tran a félicité la coopération constante, structurée et résolument tournée vers l’impact entre l’OIF et le Togo. Elle a salué la dynamique propre à la Francophonie et les actions de la Commission nationale de la Francophonie, qui anime une kyrielle d’activités au profit de la jeunesse. Tout en appelant à garder vive la mobilisation pour mieux écouter, mieux accompagner et mieux investir dans la jeunesse.
Mawuto Clairbonheur ADJIGNON
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