Evala en pays Kabyè édition 2026 : Rideaux tirés samedi après une semaine festive en présence du président du Conseil
Les finales disputées samedi 18 juillet 2026, dans les cantons de Lassa, Tcharè et Soumdina ont tiré les rideaux sur la caravane des luttes traditionnelles Evala 2026 en pays Kabyè, après une semaine de festivités dans les différents cantons.
Vendredi 17 Juillet 2026, les cantons de Lama, Kouméa, Landa et Djamdè avaient accueilli leurs finales, avant-dernières étapes de cette édition. Partout, l’atmosphère de retrouvailles, de cohésion et de fraternité, caractéristique de ce rendez-vous initiatique qui marque l’entrée des jeunes Kabyè dans le cercle social des adultes, a été rehaussée par la présence effective du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, ou de ses représentants.

Le PC Faure Gnassingbé et d’autres personnalités
Les luttes traditionnelles ont connu leur épilogue samedi 18 juillet 2026, avec les dernières finales disputées dans les cantons de Lassa, Tcharè et Soumdina, en présence du Président du Conseil. À Lassa, les Evala de Lassa-Haut se sont inclinés face à ceux de Lassa-Bas, qui se sont imposés par dix-neuf (19) victoires contre dix-sept (17) et quinze (15) victoires contre neuf (9) chez les cadets (Ahoza). Dans l’arène de Tcharè, les lutteurs de Wiyamdè ont pris le dessus sur ceux de Tcharè par vingt (20) victoires contre neuf (09). Cette domination s’est également confirmée chez les cadets, où Wiyamdè s’est imposé par vingt-quatre (24) victoires contre quinze (15).
A Soumdina, les jeunes initiés de Soumdina-Haut ont affronté ceux de Soumdina-Bas. Au terme des confrontations, les lutteurs de Soumdina-Bas ont pris le dessus par vingt-deux (22) victoires contre vingt (20). Galvanisés par la performance de leurs aînés, les cadets de Soumdina-Bas ont également dominé leurs adversaires par dix-neuf (19) victoires contre dix (10).

Une phase palpitante de lutte
Lama, Djamdè, Landa et Kouméa livrent également leurs finales
Vendredi, les différentes arènes ont également vibré au rythme des luttes, en présence du Président du Conseil. Les Evala ont fait preuve de bravoure, de discipline et de détermination pour offrir au public des confrontations particulièrement disputées.
La finale de Lama a constitué l’un des temps forts de cette journée. Elle s’est déroulée dans une grande effervescence, devant une foule nombreuse et enthousiaste. Sous les regards attentifs de l’assistance, les Evala de Lama-Haut, particulièrement combatifs, ont dominé ceux de Lama-Bas par vingt-six (26) victoires contre quinze (15). Chez les jeunes qui seront initiés l’année prochaine, la victoire est revenue aux cadets de Lama-Bas, qui se sont imposés par douze (12) victoires contre cinq (05) pour Lama-Haut.
Dans le canton de Djamdè, où le Président du Conseil s’est fait représenter, la finale opposant Djamdè-Haut à Djamdè-Bas s’est soldée par un score très serré en faveur de Djamdè-Bas, qui l’a emporté par treize (13) victoires contre douze (12). Chez les non-initiés, les jeunes de Djamdè-Haut, déterminés à prendre leur revanche sur leurs aînés, se sont montrés particulièrement combatifs en s’imposant par vingt-et-une (21) victoires contre douze (12) pour Djamdè-Bas.
Dans le canton de Landa, la finale a opposé les Evala de Kassi-Dewa-Landa à ceux de Kadja-Houloung-Kpagalo, dans une ambiance festive. Au terme des empoignades, les deux camps se sont neutralisés, avec seize (16) victoires chacun. Chez les cadets, les lutteurs de Kassi-Dewa-Landa ont toutefois pris le dessus sur ceux de Kadja-Houloung-Kpagalo, en s’imposant par vingt-deux (22) victoires contre douze (12).

Dans un camp les ambianceurs galvanisent les Evala.
À Kouméa, les Evala de Keweyé et ceux de Piyou se sont affrontés dans une finale particulièrement disputée, suivie par le Président du Conseil. Au terme des confrontations, les lutteurs de Keweyé se sont imposés par vingt-deux (22) victoires contre dix-huit (18). Chez les Ahoza, les cadets de Piyou ont pris leur revanche en battant leurs adversaires de Keweyé sur le score très serré de treize (13) victoires contre douze (12).
Huit jours sous le signe de la culture, de la fraternité et de la cohésion sociale
Au terme de cette édition, un constat s’impose : dans toutes les arènes, les Evala ont chanté, dansé et célébré leur culture, tout en exprimant leur reconnaissance au Président du Conseil pour les actions menées en faveur de la promotion et de la revalorisation du patrimoine culturel national. La présence du Président du Conseil dans presque toutes finales témoigne de l’intérêt qu’il accorde aux valeurs culturelles togolaises, ainsi que de sa volonté de soutenir et d’encourager la jeunesse à préserver le patrimoine culturel, à promouvoir la paix et à renforcer le vivre-ensemble.

Depuis le 11 juillet, date du lancement des luttes Evala, les différentes arènes ont vécu au rythme des fêtes et des retrouvailles. Les populations de chaque canton se sont fortement mobilisées autour de leurs équipes, dans une atmosphère de fraternité et de convivialité. La présence remarquable des groupes de femmes, ainsi que leurs chants et leurs danses, a également marqué cette édition. À travers leurs messages de paix, de stabilité et de cohésion sociale, elles ont rappelé la nécessité de promouvoir des valeurs positives et l’acceptation des différences.

Les prêtres traditionnels saluent le PC Faure Gnassingbé
Les banderoles déployées dans les différentes arènes ont, elles aussi, porté des messages de soutien aux actions de développement et aux initiatives sociales et économiques mises en œuvre dans le pays.
Les nombreux touristes mobilisés à l’occasion de cette grande fête culturelle témoignent également de l’importance des Evala, devenus l’un des rendez-vous majeurs du patrimoine culturel national.
Rendez-vous est désormais pris pour l’année prochaine, pour une nouvelle édition de ces luttes traditionnelles qui constituent, en pays kabyè, une véritable école de vie. À travers l’initiation, le jeune adolescent est préparé à franchir une nouvelle étape de son existence et à intégrer progressivement la classe sociale des hommes adultes et responsables.
Bernardin ADJOSSE