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Enseignement supérieur : La 7e édition des Journées Scientifiques du CAMES se tient à Lomé

Officiels, invités et participants en photo de famille
Enseignement supérieur : La 7e édition des Journées Scientifiques du CAMES se tient à Lomé

Lomé abrite la septième édition des Journées Scientifiques du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES). Organisées sous le haut patronage du Président du Conseil, Faure Gnassingbé, ces assises se déroulent sous le thème « Quelle recherche scientifique pour une Afrique solidaire, résiliente et développée : Vers une politique commune ambitieuse de recherche dans l’espace CAMES ». Les travaux ont été ouverts au Palais des Congrès de Lomé par le ministre en charge de l’Education nationale, Mama Omourou.

Le ministre Mama Omourou lors de son discours d’ouverture

L’élite universitaire africaine séjourne, depuis hier à Lomé, à l’occasion de la rencontre biennale du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES), dénommée les Journées Scientifiques. Conçues comme la grande messe de la recherche africaine, ces assises rassemblent des réseaux d’enseignants et de chercheurs issus des différents pays membres, avec pour finalité de mutualiser les compétences et ressources, afin de proposer des solutions scientifiques durables aux défis socio-économiques des pays. Ce rendez-vous, qui est à sa 7e édition, va plancher, du 9 au 12 mars, sur une pluralité de questions axées autour du thème principal « Quelle recherche scientifique pour une Afrique solidaire, résiliente et développée : Vers une politique commune ambitieuse de recherche dans l’espace CAMES ». Avec pour objectif de poser, à travers des réflexions de haut niveau, les bases d’une politique commune de recherche dans l’espace CAMES, les travaux ont été ouverts, hier au Palais des Congrès de Lomé.

Une vue de l’assistance présent à cette cérémonie d’ouverture

A cette occasion, le président du comité d’organisation local, Pr. Essohanam Boko, a salué la remarquable mobilisation avec des représentants de seize pays, dont l’Allemagne, le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, le Canada, la Centrafrique, le Congo, la Côte d’Ivoire, la France, le Gabon, la Guinée, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo. Il a expliqué qu’à la fermeture du site de soumission, un record de 1.792 propositions de communications orales et 1.907 propositions de communications affichées ont été enregistrées et il a fallu une évaluation pour retenir les plus pertinentes. Il s’est réjoui de la participation de 62 universités, avec un total de 1.091 participants. Des chiffres qui, selon lui, témoignent de la vitalité, de l’énergie et de l’engagement de la communauté scientifique à ces journées scientifiques du CAMES, devenues un rendez-vous incontournable dans l’agenda académique du continent. Pr. Boko a expliqué qu’outre les différentes communications au menu, une conférence ministérielle, ainsi que quatre panels meubleront les travaux.

Il nous faut réinventer notre système de recherche à l’aune des enjeux

A l’ouverture des travaux, le représentant du Président du Conseil, le ministre en charge de l’Education nationale, M. Mama Omourou, a fait l’historique de la contribution du Togo dans l’édification du CAMES, décrivant ces assises de Lomé comme un retour aux sources d’un engagement ancien en faveur de l’intégration du savoir, convaincu que l’harmonisation des systèmes d’enseignement supérieur des pays membres et la recherche constituent un levier stratégique d’unité et de progrès. Selon le ministre Mama Omourou, la question posée par le thème de ces journées est d’une grande pertinence. Soulignant que la compétition technologique structure désormais les rapports de force internationaux, il a relevé que la dépendance scientifique devient une vulnérabilité stratégique suicidaire et la souveraineté scientifique, une question hautement stratégique de sécurité nationale et continentale. Aussi bien pour protéger les populations, sécuriser les ressources, anticiper les crises climatiques et sanitaires que pour défendre les intérêts dans les négociations internationales. « Il nous faut réinventer notre système de recherche à l’aune des piliers et enjeux qui se posent à l’Afrique et au monde…. A ce titre, le CAMES est appelé à jouer un rôle central dans cette nouvelle étape de notre émergence, pour bâtir collectivement une recherche africaine ambitieuse, exigeante et connectée aux réalités de nos peuples, une recherche qui répond à nos défis agricoles, climatiques, sanitaires et énergétiques, une recherche qui soutient notre industrialisation et la transformation locale de nos matières premières, une recherche qui prépare, enfin, notre jeunesse aux métiers de demain », a-t-il laissé entendre.

Un espace de dialogue scientifique et un cadre privilégié de projection vers l’avenir

La présidente du Conseil des ministres du CAMES, Mme Diaka Sidibe, au nom de ses pairs, a exprimé sa profonde gratitude au Président du Conseil, Faure Gnassingbé, et son gouvernement pour l’accueil chaleureux et l’engagement constant en faveur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Pour elle, les Journées Scientifiques du CAMES constituent bien plus qu’un simple rassemblement académique et représentent un moment stratégique de réflexion collective, un espace de dialogue scientifique et un cadre privilégié de projection vers l’avenir de cette communauté académique. « Elles traduisent notre volonté commune de faire de la science, de la recherche et de l’innovation des instruments puissants de transformation structurelle de nos Etats… Au nom du Conseil des ministres du CAMES, je réaffirme notre engagement en faveur d’une politique commune ambitieuse de recherche et d’innovation au sein de l’espace CAMES. Une telle politique doit permettre la définition d’axes stratégiques partagés, la mutualisation des infrastructures lourdes, le renforcement de la mobilité scientifique et la mise en place de mécanismes de financement compétitifs à l’échelle régionale », a-t-elle ajouté.

Abondant dans le même sens, le ministre délégué en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Gado Tchangbedji, le Secrétaire général du CAMES, M. Souleymane Konaté et le Gouverneur du District Autonome du Grand Lomé, Mme Zouréhatou Kassah-Traoré, ont adressé des remerciements au Président du Conseil et des félicitations au comité d’organisation.

Mawuto Clairbonheur ADJIGNON

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