Enseignement supérieur : Bilan de 2025-2026 et priorités pour 2026-2027

Le ministre de l’Education nationale, Mama Omorou, a lancé le jeudi 8 octobre à l’Université de Lomé, l’atelier-bilan de l’année académique 2025-2026 et de préparation de l’année académique 2026-2027.

La rencontre vise à analyser les résultats de l’année académique 2025-2026, à relever les acquis et les difficultés, puis à définir les priorités pour 2026-2027.

L’année académique 2025-2026 marque la fin de la Feuille de route gouvernementale 2020-2025. Cette démarche s’appuie sur les acquis du projet stratégique P11, consacré à la revue de la politique d’orientation et à la promotion de la formation professionnelle vers les métiers prioritaires. Elle définit aussi les orientations de la nouvelle feuille de route gouvernementale 2026-2031, notamment le programme P10 relatif au « Capital humain et jeunesse productive ».

Les travaux portent sur le bilan des activités académiques de l’année écoulée, l’analyse des performances, l’identification des progrès, des difficultés et des principaux goulots d’étranglement. Les indicateurs d’efficacité interne, notamment les taux de réussite aux différents examens, seront également examinés. Les résultats des structures de formation, notamment ceux de l’Université de Lomé, de l’Université de Kara, de l’Ecole normale supérieure d’Atakpamé, du Village du Bénin et de l’Institut régional d’enseignement supérieur et de recherche en développement culturel (IRES-RDEC), seront présentés et analysés. Les résultats des examens nationaux, dont le baccalauréat et le BTS, seront également au cœur des échanges.

Pour le ministre, la préparation de 2026-2027 doit surtout permettre de renforcer l’utilité de la formation pour les jeunes et pour l’économie nationale. Il a ainsi appelé à « basculer définitivement vers l’adéquation formation-emploi-entrepreneuriat ».

Dans cette perspective, il a annoncé que la création de nouvelles filières devra désormais être précédée d’une étude sur leur employabilité, menée avec l’implication du secteur privé. Les universités sont également appelées à renforcer leurs liens avec les entreprises afin de faciliter l’insertion professionnelle des diplômés.

La recherche devra, pour sa part, répondre davantage aux besoins du pays, notamment dans les domaines de l’agriculture, des matériaux locaux de construction et de l’intelligence artificielle appliquée aux langues nationales et à l’administration. Le secteur privé est également appelé à devenir un véritable partenaire de la formation, à travers la conception des curricula, le financement des laboratoires, les formations en alternance et le recrutement des diplômés.

M. Omorou a enfin insisté sur la qualité et la rigueur dans l’enseignement supérieur, appelant les responsables à « former mieux, pour former utile ». Les travaux prennent fin le vendredi 9 octobre 2026.

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