Politique

Effective opérationnalisation des institutions de la République

Siège du Sénat
Effective opérationnalisation des institutions de la République

Le Togo ne se contente plus d’édifices juridiques ou de textes fondateurs, il se vit, s’incarne et s’opérationnalise avec l’entrée en fonctionnement effectif des institutions constitutionnelles, sous le leadership du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. Une étape déterminante dans la consolidation de l’Etat de droit et dans l’ancrage d’un développement socioéconomique pleinement assumé.

Le Togo, sous le leadership du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, s’est lancé dans la dynamique d’opérationnalisation de plusieurs institutions de la République, consacrant le passage décisif du principe à l’action. Juridictions, autorités indépendantes, organes de régulation, etc. ne sont plus de simples références constitutionnelles. Ils deviennent des acteurs vivants du débat démocratique, de la régulation publique et de la protection des droits. Une dynamique qui renforce la crédibilité de l’Etat et la lisibilité de son action, tout en traduisant une volonté claire de faire fonctionner les contre-pouvoirs, d’organiser la séparation des responsabilités et de garantir la sécurité juridique indispensable à la stabilité nationale.

la HAAC devenue HARC

Un socle institutionnel au service de la confiance

Un Etat de droit effectif repose sur des institutions solides, accessibles et responsables. En rendant pleinement opérationnels les mécanismes de contrôle, d’arbitrage et de décision, le Togo crée un climat de confiance capitale et stratégique entre les citoyens, l’administration et les acteurs économiques. Ce qui stimule l’investissement, l’initiative privée et renforce l’adhésion des populations aux politiques publiques. Lorsque les règles sont claires et les institutions fonctionnelles, le développement trouve un terrain plus fertile. Toutefois, l’activation effective des institutions s’accompagne d’une culture accrue de la redevabilité. Les décideurs publics sont appelés à rendre compte et les procédures gagnent en transparence, tandis que les citoyens disposent de recours mieux structurés.

Plusieurs institutions entrent en jeu

En décembre 2025, le pays a adopté le décret lié au fonctionnement des services du Protecteur du citoyen. Un outil qui va permettre au pays d’exercer pleinement son rôle de rempart contre les abus administratifs et de garant des droits fondamentaux. Créé en remplacement du Médiateur de la République, le Protecteur du citoyen « protège les individus contre toutes les formes d’abus de l’administration publique et contribue à la résolution équitable des litiges, en accompagnant tout citoyen s’estimant lésé par le fonctionnement d’un service public ou d’un organisme chargé d’une mission de service public ».

En outre, le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, conformément à la feuille de route gouvernementale, a accéléré l’opérationnalisation effective des autres institutions prévues par la Constitution du 6 mai 2024, et dont les textes d’organisation sont déjà adoptés.

La HATIC remplace la HAPLUCIA

Il s’agit notamment de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) ; de la Haute Autorité pour la Transparence de l’Intégrité de la vie publique et la lutte contre la Corruption (HATIC) en remplacement de la HAPLUCIA. L’on note également la Haute Autorité de Régulation de la Communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC) qui va succéder à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), ainsi que le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) qui va prendre la place du Conseil économique et social (CES).

Toutes ces actions participent à la construction d’un Etat plus proche, juste et attentif aux besoins et attentes des citoyens.

Du reste, l’effectivité des institutions n’est pas une fin en soi, mais un processus continu qui exige rigueur, pédagogie et constance. Le Togo, en choisissant d’ancrer durablement ses institutions dans la pratique quotidienne, affirme sa maturité politique.

Clémentine PANASSA

Politique

A lire dans Politique