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Echanges communautaires : Les responsables des TPMI renforcent leurs capacités sur les nouvelles règles

Table d'honneur. Au milieu, M. Bédinadé Bedembada, DC du ministère en charge de la Promotion des Investissements
Echanges communautaires : Les responsables des TPMI renforcent leurs capacités sur les nouvelles règles

Un atelier de formation des responsables des Très Petites et Moyennes Industries (TPMI) sur les dispositifs d’obtention d’agrément CEDEAO/UEMOA se tient, depuis le 1eer avril 2026, à Lomé. Il est à l’initiative de la Direction du développement des TPMI, en collaboration avec la GIZ. Durant trois jours, cet atelier se veut un cadre d’échanges et de réflexion visant à former les industriels sur les nouvelles règles d’origine de la CEDEAO et quelques spécificités de l’UEMOA, en vue de mettre à leur disposition les textes relatifs aux produits industriels agréés.

Photo souvenir des participants

Au Togo, l’obtention des agréments communautaires constitue un levier stratégique pour l’intégration des Très Petites et Moyennes Industries (TPMI) sur le marché régional de plus de 350 millions de consommateurs. Selon les organisateurs, l’agrément permet aux produits fabriqués au Togo de circuler en franchise de droits de douane dans l’espace communautaire, sous réserve de prouver leur origine locale.  Cependant, le dispositif actuel présente des défis structurels qui freinent la compétitivité de ces entreprises.

A cet effet, de nouveaux outils ont été définis par la commission de la CEDEAO, dans le cadre de la mise en œuvre de la ZLECAF. Ainsi, pour trouver des solutions aux difficultés auxquelles les acteurs font face dans l’application de ces nouvelles règles, il est apparu nécessaire de les accompagner. Dans ce cadre, un atelier de formation se tient, depuis le 1er avril 2026, à Lomé, afin d’appuyer ces acteurs, avec un focus sur les femmes chefs d’entreprises évoluant dans le secteur agro industriel, en vue de l’obtention des agréments. Spécifiquement, il s’agit de faire connaître aux industriels les entraves à la libre circulation des marchandises, des personnes et des capitaux, d’identifier les besoins avec les TPMI et de leur faire connaître la plateforme dédiée à l’émission des certificats d’origine communautaire.

Pour ce faire, durant trois jours, les participants vont suivre plusieurs présentations : schéma de la libéralisation des échanges de la CEDEAO (SLE), reconnaissance de l’origine communautaire et les nouvelles règles d’origine de la CEDEAO, quelques aspects techniques des règles de l’UEMOA, etc.

Une démarche inclusive et structurée en trois étapes

A l’ouverture des travaux, M. Bédinadé Bedembada, directeur de cabinet du ministère délégué chargé de la Promotion des Investissements, a confié que cet atelier s’inscrit dans une démarche inclusive et structurée en trois étapes. D’abord, il s’agit de former les opérateurs économiques industriels pour être agréés au SLE. Ensuite, de conduire des visites de prospection du Comité National d’Agrément, afin d’évaluer objectivement les prérequis. Enfin, il est question de conduire le monitoring des entreprises sélectionnées dans le montage de leurs dossiers.

« Les règles d’origine de l’UEMOA et de la CEDEAO déterminent si un produit est originaire pour bénéficier de la libre circulation, sans payement des droits de douane au sein des Etats membres. Sont éligibles à ces règles, les produits entièrement obtenus ou suffisamment transformés au sein de chaque communauté et qui sont prouvés par un certificat d’origine », a-t-il expliqué. Il a souligné que vu l’enjeu d’approfondir l’intégration économique du Togo à l’échelle régionale, africaine et au reste du monde, le gouvernement continue d’entreprendre, sous le leadership du Président du Conseil, des réformes, notamment la signature et la ratification de l’accord de la ZLECAF en 2019.

De l’avis de Mme Afatchao Dzigbodi, représentante de la GIZ, à travers cette collaboration avec l’Allemagne, le Togo veut renforcer sa présence commerciale à l’étranger et assurer une meilleure visibilité de ses entreprises. « Il est important, aujourd’hui, de renforcer les capacités de ces entreprises, en les accompagnant à disposer des documents commerciaux, pour une meilleure réduction des barrières tarifaires. Cette activité s’inscrit dans la dynamique d’appuyer les TPMI à maîtriser et à appliquer aisément les nouveaux outils, en vue de garantir leur accès à de nouvelles opportunités sur le marché africain. En dotant ces entreprises de connaissances, nous leur permettons de créer des emplois et de contribuer à une croissance durable », a-t-elle laissé entendre.

Firmin DEFALEONA

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