Agriculture

Des professionnels vétérinaires en épidémiologie appliquée de terrain reçoivent des attestations de fin de formation

Le DC Dindiogue ( à gauche) remet le certificat à un récipiendaire.
Des professionnels vétérinaires en épidémiologie appliquée de terrain reçoivent des attestations de fin de formation

Les ministères en charge de l’Agriculture et de l’Environnement ont remis, le mercredi 18 Mars 2026, des attestations aux stagiaires de la première cohorte des professionnels vétérinaires en épidémiologie appliquée de terrain. C’était au cours d’une cérémonie de restitution des travaux, qui intervient au terme d’une formation théorique et pratique suivie d’application de terrain, afin d’apporter des réponses concrètes et adaptées aux défis sanitaires rencontrées dans leurs zones d’intervention.

Un des stagiaires reçoit son sésame des mains du Dr Oyétoundé( à gauche)

Des études réalisées par la FAO et l’OMS, il apparaît que 75% des maladies infectieuses émergentes chez l’homme sont d’origine animale. D’où, la nécessité de mettre ensemble les acteurs de la santé humaine, animale et de l’environnement pour une collaboration harmonieuse. Ainsi, après un mois de formation théorique et pratique, suivie de trois mois de travaux de terrain dans leurs zones respectives d’intervention, 20 stagiaires de la première vague du programme de formation des professionnels vétérinaires en épidémiologie appliquée sur le terrain (ISAVET) ont  restitué les résultats de leurs travaux, mercredi, lors d’un atelier ayant permis de leur décerner des certificats. La formation s’inscrit dans l’approche «Une seule santé» et vise à renforcer les capacités de prévention et de réponse des professionnels en santé animale et environnementale, pour la surveillance des maladies animales et zoonotiques. Plus précisément, cette rencontre est destinée à capitaliser les expériences et bonnes pratiques et renforcer la visibilité du programme ISAVET.

Le DC Dindiogue (milieu) et les responsables de ministères concernés et partenaire au cours de la réunion.

Selon la FAO, qui appuie le programme sur le projet d’appui au renforcement de la préparation et de la réponse aux urgences sanitaires au Togo (PREPRUS-Togo), la mise en œuvre de ce programme vise à disposer de ressources humaines qualifiées et opérationnelles, pour la surveillance épidémiologique et la gestion des maladies animales, dans un environnement marqué par la multiplication et l’interconnexion des menaces sanitaires. Il s’agit principalement de doter les professionnels des services vétérinaires et leurs partenaires techniques de compétences pratiques en épidémiologie appliquée, en surveillance, en investigation des maladies, en laboratoires… Cette formation vient renforcer la résilience du système sanitaire national, avec l’objectif d’anticiper les crises de santé publique, d’améliorer la détection précoce, l’analyse des données, la prise de décisions et la réponse rapide face aux crises sanitaires qui affectent les populations humaines et animales. Les 20 professionnels, dont 15 issus du ministère en charge de l’Agriculture et cinq du ministère de l’Environnement, ont reçu leur certificat de niveau de base, pour continuer par valoriser les acquis de la formation dans leurs pratiques professionnelles et à s’affirmer comme des acteurs majeurs dans la prévention, la surveillance et la lutte contre les maladies prioritaires. La santé animale constituant un pilier essentiel de la sécurité sanitaire et alimentaire, de la santé publique et du développement socio-économique.

Faire preuve de rigueur et de responsabilité sur le terrain

Le directeur de cabinet du ministère de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire, Konlani Dindiogue, a salué la qualité des résultats obtenus. Il a exprimé la reconnaissance du gouvernement à la FAO pour ses accompagnements constants dans la filière animale, qui constitue un enjeu capital de la souveraineté alimentaire au Togo, pour réduire sa dépendance en produits carnés. La vision du Togo étant de faire de l’élevage un moteur de croissance économique, de sécurité alimentaire et de création d’emplois. Il a appelé les stagiaires à faire preuve de rigueur et de responsabilité sur le terrain pour mieux contrôler les éventuelles maladies.

Les professionnels en santé animale et environnementale à la restitution.

Selon le chef du bureau de la FAO au Togo, Dr Djiwa Oyétoundé, dans les écosystèmes vivent des animaux qui peuvent avoir des maladies capables de passer à l’homme. C’est pour cette raison qu’il faut avoir des épidémiologistes. L’ingéniosité  est de faire du personnel non médecin, non vétérinaire, un agent de la santé humaine, animale ou forestier, en lui donnant des outils nécessaires pour pouvoir accompagner le vétérinaire ou le médecin dans l’approche d’une seule santé, afin de donner l’information en temps réel. «L’ambition de la FAO est de former le maximum de personnel sur le terrain en épidémiologie de terrain, afin de mieux maîtriser la circulation d’informations, la surveillance des maladies et d’organiser rapidement la riposte», a préciséM. Djiwa Oyétoundé.

Les travaux ont porté sur les cas de rage, de la peste porcine, de l’épidémiologie de la tuberculose porcine…

Zeus POUH-PEKA

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