La 7e édition des Journées Scientifiques du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) est entrée dans les annales de l’histoire, après quatre jours de travaux concluants à Lomé. La cérémonie de clôture, tenue au Palais des Congrès de Lomé, a primé les lauréats des différents concours organisés à l’occasion et décoré de nouveaux entrants dans l’Ordre International des Palmes Académiques du CAMES.

Vue partielle de l’assistance à la clôture des travaux.
Lomé a été, du 9 au 12 mars, la capitale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche africaine, à l’occasion de la rencontre biennale des Journées Scientifiques du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES). Rendez-vous intellectuel et hautement scientifique, ces journées ont réuni 1091 participants venus de 62 universités des pays membres du CAMES, mais aussi de la France et de l’Allemagne, sous le thème « Quelle recherche scientifique pour une Afrique solidaire, résiliente, et développée : Vers une politique commune ambitieuse de recherche dans l’espace CAMES ». Les ambitions voulues sont centrées sur la redynamisation de la recherche au sein des universités de l’espace CAMES.

Les nouveaux chevaliers de l’Ordre Internationale des Palmes Académiques du CAMES posant pour la photo de famille.
Au menu des échanges, des communications portant sur des thématiques d’actualité et futuristes. Selon le rapport d’activités de Mme Aminata Niang Diene, en plus des séances de communication, cette 7e JSDC a été meublée d’une conférence ministérielle et de quatre panels sur des sujets relatifs à l’harmonisation des politiques de recherche, l’innovation et l’implication de la diaspora. Mme Niang Diene a aussi fait cas des recommandations générées, avant que ne soient présentées les différentes motions de remerciement au Président du Conseil, Faure Gnassingbé, et aux différents acteurs.
Par ailleurs, la clôture a été l’occasion de primer les différents lauréats des concours organisés à l’occasion. L’Université de Lomé enlève trois prix par l’intermédiaire de Mlle Akou Enam Moto, sacrée dans la catégorie de Meilleure Communication Orale, de Mlle Michelle Gaboré Dolama (meilleure Communication Féminine) et Mlle Akou Enam Moto jugée meilleure Communication de Jeune Chercheur. Mlle Nadila Traoré de l’Université Nazi Boni du Burkina Faso a été sacrée meilleur Poster, tandis que le prix CAMES-IRD Science ouverte a été enlevé par Mlle Domingo Cécilia Koffi de l’Université Alassane Ouattara de Côte d’Ivoire.
La cérémonie a été l’opportunité choisie par l’Ordre International des Palmes Académiques (OIPA) du CAMES, d’accueillir dans leurs rangs neufs nouveaux chevaliers, issus des universités de Lomé, de Kara, d’Abomey Calavi, de Lyon, ainsi que du centre de recherche d’Allemagne. C’était aussi l’occasion d’introniser un nouveau commandant de l’Ordre International des Palmes Académiques du CAMES, en la personne du Togolais, Pr Edoh Kodjo Agbogli, qui voit ses services à l’endroit de l’Enseignement Supérieur et du CAMES honorés. Le CAMES a aussi profité pour remettre des prix de distinction aux ministres Mama Omourou, Gado Tchangbédji, ainsi que les présidents des Universités de Lomé, Pr Kossivi Hounaké et de Kara, Pr. Prénam Houzou-Mouzou.
En clôturant cette édition, le ministre de l’Education nationale, Mama Omourou, a exprimé sa gratitude au Président du Conseil, pour son engagement constant en faveur de l’éducation, de la recherche scientifique et de l’innovation qui traduit sa conviction selon laquelle, la connaissance constitue l’un des fondements les plus solides du développement, de la stabilité et du rayonnement international d’une nation. Il a remercié les instances dirigeantes du CAMES pour leur détermination à contribuer activement à la consolidation d’un espace scientifique africain plus intégré et plus dynamique. Selon lui, les thématiques abordées ont permis de mettre en lumière les défis majeurs auxquels les systèmes de recherche sont confrontés, mais aussi les opportunités qui s’offrent pour renforcer la coopération scientifique et promouvoir l’innovation. Un ensemble qui a permis de dégager des orientations stratégiques importantes pour l’avenir de la recherche au sein des universités du CAMES et de caresser l’espoir qu’il est possible de bâtir des dynamiques durables au service du progrès en Afrique.
Le secrétaire général du CAMES, Pr. Souleymane Konaté, a remercié tous ceux qui ont contribué à la réussite de cette 7e édition historique. Il a relevé des avancées majeures consacrées par la Déclaration de la politique commune de Recherche, qui est un acte politique fort et un engagement collectif pour harmoniser les politiques nationales de recherche et faire converger les ressources, les talents et les ambitions vers un même horizon.
Mawuto Clairbonheur ADJIGNON
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