La Direction des Assurances, en collaboration avec le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture Sanitaire Universelle et des Assurances, organise un séminaire de renforcement de capacités sur l’Assurance Maladie Universelle (AMU) à Aného. Cette rencontre vise à outiller les contrôleurs des assurances et cadres de la Santé sur les enjeux opérationnels.
Comment prévenir les dérives, anticiper les risques et renforcer la confiance dans le système de santé ; telle est l’ambition de la Direction des Assurance du Togo, qui a convié les contrôleurs des assurances et cadres de la santé à un atelier de renforcement des capacités sur l’Assurance Maladie Universelle (AMU). Durant trois jours, les participants vont approfondir leur compréhension sur les fondements, mécanismes, modalités de fonctionnement de l’AMU et sa gouvernance. Ils vont également examiner son cadre juridique et réglementaire et mettre en lumière les bases légales, les exigences normatives, les défis et les perspectives liés à son évolution dans l’environnement institutionnel. Aussi, une attention particulière sera-t-elle accordée aux aspects pratiques de la prise en charge des assurés, notamment à travers le renforcement des outils de contrôle et de supervision, l’identification et la gestion des risques techniques, financiers et opérationnels, ainsi que le suivi des performances des organismes gestionnaires. Ceci, en vue de garantir l’efficacité, la transparence et la pérennité du système et pour une meilleure maîtrise des principes essentiels et des enjeux opérationnels.

Les parties prenantes à la rencontre.
De l’avis du formateur, M. Aklesso Bany, l’AMU a un certain nombre de préalables nécessaires à maîtriser. D’où, l’enjeu de cette formation qui vise à revisiter les fondamentaux et exigences de ce dispositif vis-à-vis des employeurs et des bénéficiaires. « Il est question pour nous de parcourir tous les aspects, notamment ce qui a été déjà fait, depuis l’instauration de l’AMU, ce qui n’a pas marché et qu’il faut améliorer, capitaliser les efforts et corriger les goulots d’étranglement, en faisant une projection dans le futur. Ceci, pour le bien-être de nos populations. L’AMU est un parcours d’étape pour former les acteurs clés de ce processus dynamique évolutif qui a un certain nombre de préalables qu’il faudra pouvoir assez bien maîtriser pour se donner la chance à ce que ce processus dure dans le temps et soit une réussite. Le but est d’aller informer les autres partenaires que sont les prescripteurs, les formations sanitaires, les pharmacies conventionnées et bénéficiaires. », a-t-t-il expliqué.
En ce sens, le ministre Jean-Marie Koffi Ewonoulé Tessi de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des Assurances, a rappelé que le Togo, sous le leadership du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a engagé la généralisation de l’AMU, qui ouvre une nouvelle ère pour le secteur des assurances-santé, tout en constituant, aujourd’hui, l’un des piliers structurants de la politique sociale. Elle incarne une ambition forte, celle de bâtir un Togo plus solidaire, inclusif et résilient face aux aléas de la vie. Pour lui, la réussite de cette réforme ne réside pas uniquement sur les textes, elle repose avant tout sur des hommes et femmes qui en assurent la conception, la mise en œuvre, la régulation et le contrôle. Loin d’être un dispositif administratif, l’AMU reste un mécanisme vivant complexe et en constante évolution, nécessitant compétence, rigueur, anticipation et coordination. Il a expliqué que l’AMU redéfinit les rôles, renforce les responsabilités et exige une articulation harmonieuse entre le régime obligatoire de base et les assurances complémentaires santé, appelées à couvrir les besoins non pris en charge par le socle fondamental. De ce fait, le rôle de la direction des assurances et des structures techniques de la santé, en tant que garant de l’équilibre et de la protection des assurés, devient plus stratégique. « La réussite de l’Assurance Maladie Universelle reste un défi collectif et un chantier qui exige compétence, engagement, professionnalisme, détermination et sens du service public », a-t-il fait noter, exhortant les parties prenantes à formuler des recommandations concrètes, pour améliorer davantage ce dispositif de solidarité.
Clémentine PANASSA
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