La faisabilité d’implantation d’un nouveau parc industriel à Agbélouvé en étude
Le ministère délégué, chargé de la Promotion des Investissements et de la Souveraineté économique, en partenariat avec la GIZ, a ouvert, le mercredi 25 Février 2026 Lomé, un atelier de formation consacré à la structuration et à la gestion des parcs industriels. Cette session s’inscrit dans le cadre de l’étude de pré-faisabilité, en cours, pour le développement d’un parc industriel à Agbélouvé, localité située dans la préfecture de Zio. Elle vise à renforcer les capacités des acteurs institutionnels responsables de la planification, de la gouvernance et du pilotage des zones industrielles.

Différents acteurs présents à la session de formation.
Réunissant représentants de l’administration publique, du secteur privé, experts en aménagement industriel, partenaires techniques et financiers, la formation de deux jours consacrés à la structuration et à la gestion des parcs industriels entend renforcer les compétences des acteurs sur les mécanismes de conception, de gouvernance et d’exploitation des zones industrielles. Ceci, en s’appuyant sur les standards et expériences internationaux. Les parties prenantes vont être entretenues sur les différentes étapes de mise en place d’un parc industriel performant, à savoir : définition du modèle économique, options de financement, organisation institutionnelle, attractivité pour les investisseurs, gestion des services communs, respect des normes environnementales et sociales.

Les parties prenantes à l’ouverture de la session.
Les communications vont se focaliser sur l’importance d’une approche intégrée, prenant en compte la disponibilité des infrastructures, telles que l’énergie, l’eau, les voies d’accès et la connectivité numérique, ainsi que la sécurisation du foncier et la mise en place d’un cadre incitatif clair. Pendant ces assises, les participants vont travailler à approfondir leur compréhension du cadre international, à clarifier les rôles et responsabilités et à intégrer une logique de gestion à l’échelle du parc, en cohérence avec les exigences en vigueur. A travers ce projet de parc industriel d’Agbélouvé, le gouvernement entend poser les bases d’un nouveau pôle de croissance, capable de stimuler l’investissement, de renforcer la compétitivité nationale et d’accélérer la marche du pays vers une industrialisation maîtrisée.
Evoluer vers un parc éco-industriel intégré
A l’ouverture, le directeur de cabinet au ministère en charge de la Promotion des Investissements, M. Ludovic Bédinadé, a confié que la Togo n’est pas à sa première expérience en matière de développement d’espaces industriels. Fort de l’expérience acquise à travers les zones franches et la PIA, le pays dispose des bases institutionnelles et opérationnelles nécessaires pour évoluer vers un parc éco-industriel intégré, a-t-il dit. Pour lui, « adopter l’approche des parcs éco-industriels, c’est affirmer l’aspiration du Togo de s’inscrire dans la nouvelle génération des économies industrielles africaines : attractives, responsables, soucieuses des générations présentes et futures ».

Les participants outillés sur plusieurs thématiques.
Pour le consultant national, M. Audrey Yao Fetor, l’objectif de cette pré-faisabilité est de procéder à une analyse stratégique et décisionnelle, afin d’identifier les premiers éléments et atouts dont dispose le pays. Ceci, en vue d’une évaluation plus approfondie qui permettra de déterminer si le projet est réalisable ou non. Il a souligné que cette phase préliminaire permettra d’apprécier le positionnement du parc par rapport au site retenu, en tenant compte de l’écosystème déjà existant. Du point de vue strictement industriel, la mise en place d’une zone industrielle est envisageable, a précisé le consultant. Toutefois, la véritable question porte sur l’articulation entre le projet envisagé et les dispositifs déjà opérationnels, notamment la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA). Selon M. Yao Fetor, il convient donc d’examiner comment ce futur parc pourrait s’articuler avec les agropoles en cours de déploiement, pour créer des synergies durables. Il s’agit, aujourd’hui, d’une analyse stratégique de niveau supérieur visant à confirmer plusieurs paramètres essentiels, avant de déterminer, de manière définitive, la faisabilité du projet.
L’Allemagne prête à accompagner le Togo
Pour sa part, le chef de la Coopération à l’Ambassade d’Allemagne au Togo, M. Johannes Klotz, a salué l’engagement du gouvernement pour ces initiatives de développement, à travers des projets tels que la zone industrielle d’Agbélouvé. La coopération entre l’Allemagne et le Togo repose sur une vision partagée d’un développement économique durable, respectueux de l’environnement et propice à des investissements. « Nous sommes prêts à accompagner le gouvernement togolais dans l’amélioration de l’offre de services et des cadres institutionnels, afin de répondre aux standards internationaux dans une dynamique de promotion des investissements durables », a rassuré M. Klotz.
Parlant du choix d’Agbélouvé comme site d’implantation du futur parc industriel, le président du Groupement des Industries du Togo (GITO), M. Amétépé Kossi Glé, a confié que Agbélouvé est proche de Lomé et n’est pas loin de l’hinterland. Il va donc désenclaver l’espace domestique du port autonome de Lomé qui, en ce moment-ci, est saturé. « C’est donc un atout qui nous est donné et nous devons en profiter en tant qu’acteurs du système économique, pour créer des emplois, biens et services », s’est-il réjoui.
Bernadette A. GNAMSOU
RSS