Politique

2025 au plan national : Année charnière pour le renouveau démocratique et le développement

Prestation de serment du Président du Conseil, Faure Gnassingbé
2025 au plan national : Année charnière pour le renouveau démocratique et le développement

En 2025, le Togo a marqué un tournant institutionnel majeur avec l’établissement d’un régime parlementaire et la formation du premier gouvernement de la Ve République, en octobre.

Les Togolais y sont véritablement entrés, depuis le samedi 03 mai 2025, avec la prestation de serment devant la Cour Constitutionnelle de Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil, patron de l’Exécutif et chef suprême des armées, conformément à la Constitution du 06 mai 2024.

Le même jour, Jean-Lucien Savi de Tové a été élu Président de la République par les deux chambres du parlement, réunies en Congrès. L’année a également été ponctuée de plusieurs activités à caractère international et national, en particulier le discours historique du PC sur l’état de la nation qui trace la nouvelle vision du Togo.

Le PC, Faure Gnassingbé reçoit les emblèmes du Togo.

L’actualité nationale au Togo, en 2025, est dominée par des développements politiques majeurs liés au basculement du pays dans le régime parlementaire et dans la Ve République. Les événements de grande envergure, tant diplomatiques qu’économiques retiennent aussi l’attention.

En effet, l’on retient que, le 3 mai 2025, le Togo a connu deux événements majeurs, marquant le début de la Vᵉ République et le commencement d’une nouvelle ère politique : entrée véritable dans la Ve République, avec la prestation de serment de Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil, une fonction créée par la nouvelle Constitution du 6 mai 2024. Cette cérémonie, qui a eu lieu devant la Cour constitutionnelle, marque ainsi le début d’une nouvelle ère politique pour le Togo.

Faure Gnassingbé, désigné par son parti UNIR, majoritaire à l’Assemblée nationale, a promis de diriger l’action de l’Exécutif et de définir les grandes orientations pour un meilleur vivre ensemble. Le même jour, Jean-Lucien Savi de Tové a été élu Président de la République, à titre honorifique. A 86 ans, il a prêté serment devant le Congrès qui réunit l’Assemblée nationale et le Sénat, officialisant, de facto, la mise en place complète des institutions de la Vᵉ République.

Un autre fait marquant de l’année écoulée est la formation du premier gouvernement de la Ve République, en octobre, suivie, le 2 décembre 2025, du discours du PC Faure Essozimna Gnassingbé sur l’état de la Nation devant le Congrès. Dans ce message, le Président du Conseil a présenté sa vision de la nouvelle République en trois axes majeurs : protéger, rassembler et transformer.

Il y a tracé le cap d’une “République des résultats“, mettant l’accent sur la sécurité, la stabilité, la cohésion nationale, l’amélioration des services publics et le développement économique. Dans la perspective de la modernisation de la justice, de l’administration publique et de l’apaisement, il a instruit que des mesures soient prises, afin qu’une catégorie de détenus puisse bénéficier de la clémence.

 Cette volonté a été rapidement concrétisée, le 31 décembre 2025, au cours du discours de Vœux de nouvel An où la grâce présidentielle a été accordée à 1511 condamnés. Une mesure unanimement saluée par les Togolais de tous bords. Saisissant l’occasion de ses vœux à la Nation, le chef de l’Exécutif a promis de « changer de méthode, faire vivre autrement notre démocratie, ouvrir un nouveau chapitre, sans casser ce que nous avons construit ».

L’année 2025 est, en somme, considérée comme une année charnière pour le renouveau démocratique et le développement. Marquées par des réformes démocratiques majeures, dont l’installation d’un Sénat, en février, et l’entrée en vigueur de la réforme constitutionnelle, ces évolutions sont de nature à renforcer la représentation populaire et aligner le Togo sur les grandes démocraties parlementaires.

Le président de la République, Savi de Tové lors de la prestation de servent, peu avant son élection.

Elections municipales, ferment de l’inclusion sociale

Les Togolais ont renouvelé le mandat des conseillers municipaux, le 17 juillet 2025, donnant, une fois encore, une nette majorité au parti Union pour la République (UNIR) qui totalise 1150 sièges. Avec ce nombre record de conseillers élus sur 1 527, l’UNIR consolide son ancrage territorial dans les 117 communes du pays. Cette étape confirme la mise en œuvre progressive de la décentralisation engagée, depuis 2019, et renforce aussi la place des collectivités dans la gestion des services de proximité.

Par ailleurs, 65 ans après avoir arraché son indépendance du joug colonial, le Togo a célébré, non seulement une page de son histoire, le 27 avril 2025, mais aussi, une ambition renouvelée : celle d’unir ses forces pour bâtir l’avenir. Au centre de cette journée, le Président du Conseil incarne la continuité et le renouveau du projet national. Et comme il aime souvent le dire, « Notre diversité est notre force, notre unité est notre richesse. A l’heure où le monde se transforme, nous devons rester fidèles à nos valeurs d’entraide, de paix et de travail ».

Députés et Sénateurs, témoins du discours historique sur l’avenir du Togo.

Lomé, plaque tournante de rencontres de haut niveau

Pour la première fois, le 4e Forum sur le Commerce et l’Investissement entre le Royaume-Uni et l’Afrique francophone de l’Ouest et du Centre (WCAFIV) s’est tenu, du 12 au 13 novembre 2025 sur le sol africain, notamment à Lomé. Cette rencontre s’est inscrite dans la stratégie du Togo visant à faire de Lomé un hub logistique et commercial pour la sous-région, grâce à des infrastructures modernes, un cadre juridique attractif et une diplomatie économique proactive. Au-delà, ce forum traduit la volonté du continent de réécrire sa place dans le commerce mondial, non plus comme un simple fournisseur de matières premières, mais comme un acteur stratégique de l’investissement productif.

Le 9e forum panafricain tenu, du 8 au 12 décembre 2025 au Togo, est tout aussi un témoignage éloquent. Tant il avait pour visée de revitaliser le panafricanisme pour l’adapter aux défis actuels, tout en abordant la question des réparations pour les injustices historiques infligées aux Africains et aux peuples d’ascendance africaine.

 A cet égard, le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, a rappelé que l’Afrique n’est plus un simple spectateur de l’histoire, mais l’acteur de son propre destin. L’objectif étant de faire du panafricanisme un projet politique et économique tangible, passant d’une idéologie à une stratégie d’action, pour transformer concrètement le continent et renforcer son poids dans le monde. Pour y parvenir, l’Afrique doit pouvoir maîtriser le poids de sa dette. Une préoccupation qui a fait l’objet d’une conférence de haut niveau sur la dette publique africaine. La réunion a abouti à une conclusion sans appel : sans une réforme profonde de l’architecture financière internationale, l’Afrique ne pourra pleinement tirer parti de ses ressources internes et de son potentiel économique. Les débats ayant démontré que la responsabilité de l’Afrique dans cette problématique est minime, les contraintes majeures étant largement imposées de l’extérieur. 

Une photo des personnalités au forum sur la dette publique en Afrique

Dans la même optique de recherche de financement, la Grande Rencontre de l’Innovation Technologique au Togo (GRIT) a eu lieu, à Lomé les 29 et 30 octobre 2025. Elle a mis en lumière l’émergence du Togo comme l’un des hubs technologiques et d’innovation les plus dynamiques d’Afrique francophone.

Dans le sillage, l’économie bleue a été au centre du forum BlueInvest Africa, du 15 au 16 octobre 2025 dans la capitale togolaise. A l’occasion, entrepreneurs, investisseurs, décideurs publics et innovateurs, venus d’Afrique et d’Europe, ont réfléchi aux opportunités du secteur, afin de promouvoir des projets durables, à travers des partenariats stratégiques. Mais surtout, d’encourager les investissements dans ce secteur qui génère en Afrique déjà plus de 256 milliards d’Euros par an et 49 millions d’emplois.

Sur le même registre économique, l’on retient aussi la tenue de la 20e édition de la Foire Internationale de Lomé (FIL), qui a connu un succès record avec plus de 803 000 visiteurs. Elle a aussi renforcé son rôle de catalyseur économique, d’espace de promotion des produits locaux (Made in Togo) et de plateforme pour les échanges internationaux, surtout avec la Chine comme invité d’honneur.

Le Président de la République Savi de Tové reçoit les lettres de créance de l’ambassadeur de Chine.

Le Togo tient toujours le bon bout avec un IDH de 0,571 en 2025

Le Togo a franchi un important pas en matière de développement humain avec un Indice de Développement Humain (IDH) de 0,571 en 2025, publié par le PNUD. Ce qui le place au 2e rang dans l’UEMOA et au 4e dans la CEDEAO. Ce changement de catégorie marque une progression significative et symbolique, permettant au Togo de stabiliser ses indicateurs de santé et d’éducation, tout en améliorant le niveau de vie des populations. Les progrès sont attribués à des investissements dans l’éducation, la santé, la digitalisation et les politiques sociales en faveur des plus vulnérables.

La commémoration des 20 ans du décès du père de la Nation, Gnassingbé Eyadema, a aussi marqué les esprits en 2025. Cette initiative, à travers la ribambelle d’activités (offices religieux, conférences publiques, cérémonies religieuses et traditionnelles, événements politiques, actions humanitaires et sociales, publications et témoignages), a permis d’unir la nation togolaise dans un hommage solennel, témoignant du respect et du souvenir envers celui qui a dirigé le pays pendant plusieurs décennies. Il s’agissait aussi de célébrer son héritage politique et humain, pour renforcer la cohésion nationale et maintenir le lien entre les forces armées et les populations.

En somme, la Ve République, entrée en vigueur en 2025, marque un tournant décisif dans l’histoire politique du Togo. Elle introduit un régime parlementaire, remplaçant le régime présidentiel traditionnel, avec cette spécificité que le Président de la République jouit, désormais, d’un titre honorifique, l’essentiel du pouvoir exécutif étant aux mains du Président du Conseil. Cette nouvelle architecture institutionnelle vise à renforcer le poids du Parlement dans la gouvernance nationale et à garantir une gouvernance plus lisible et transparente pour les citoyens. Il s’agit « d’un changement dans la manière dont nous concevons le pouvoir : plus proche, plus équitable, plus redevable », selon le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé.

Zeus POUH-PEKA

Politique

A lire dans Politique