3e sommet Russie-Afrique : Renforcer et d’échanger des compétences et des technologies en vue d’un progrès commun

Le troisième sommet Russie-Afrique et le Forum économique et humanitaire Russie-Afrique se sont tenu les 28 et 29 octobre 2026, à Moscou, en présence d’une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement ainsi que des dirigeants d’organisations d’intégration continentales. Placés sous le thème : « Ensemble, nous développons une coopération mutuellement bénéfique et le potentiel de chaque pays africain », ces événements ont rassemblé plus de 3 500 représentants venus de 74 États.

Deux séances plénières ont permis au président de la fédération de Russie, Vladimir Poutine et les dirigeants africains d’approfondir leurs coopérations bilatérale et multilatérale.

A la clôture des travaux au Grand Palais du Kremlin, ils ont adopté une déclaration finale, un plan d’action du Forum de partenariat Russie-Afrique pour la période 2027-2029, ainsi qu’une déclaration conjointe sur la coopération dans les usages civils de l’intelligence artificielle.

Le président de la fédération de Russie, Vladimir Poutine, le président en exercice de l’Union africaine, le Burundais Évariste Ndayishimiye, les chefs d’État et de gouvernement ainsi que des représentants d’organisations d’intégrations régionales ont clôturé les travaux du troisième sommet Russie-Afrique, le jeudi octobre 2026, par une déclaration finale du sommet, un plan d’action du Forum de partenariat Russie-Afrique pour la période 2027-2029, ainsi qu’une déclaration conjointe sur la coopération dans les usages civils de l’intelligence artificielle.

Les séances plénières ont été marquées par plusieurs interventions des chefs d’Etats abordant des sujets liés au développement de la coopération dans les domaines commercial, économique, scientifique, technique et humanitaire. Il a été aussi de favoriser les règlements financiers en monnaies alternatives et de garantir la souveraineté technologique ainsi que la sécurité alimentaire et énergétique, la réforme de l’ordre international et la sécurité internationale.

La formation d’un monde multipolaire porte déjà ses fruits

Le président de la fédération de Russie, Vladimir Poutine,  a déclaré qu’il est impossible de parler de développement socio-économique sans garantir la sécurité et le Conseil de sécurité de l’ONU, bien sûr, devrait y prêter l’attention nécessaire.

«La Russie et l’Afrique sont des alliées naturelles dans la construction d’un ordre mondial multipolaire libre de dictats et de double standard, fondé sur le respect des normes du droit international et des principes fondamentaux de l’ONU. Nous défendons un dialogue égalitaire, pour prendre en compte les intérêts de tous les États », a laissé entendre Vladimir Poutine soulignant que la formation d’un monde multipolaire porte déjà ses fruits, mais l’objectif principal devrait être d’améliorer la vie des peuples.

Selon lui, organiser des sommets Russie-Afrique a la plus grande valeur ajoutée, « car il donne un puissant élan au développement de liens mutuellement bénéfiques et la Russie reste intéressée par le développement des pays africains, la défense de leur souveraineté et l’assurance de la croissance économique ».

À l’avenir, a-t-il indiqué, «nous sommes convaincus qu’avec l’utilisation des technologies agricoles modernes et la bonne organisation de la production agricole, l’Afrique pourra à l’avenir non seulement se nourrir elle-même, mais aussi devenir un important exportateur de divers types d’aliments. »

L’Afrique ne cherche pas à remplacer une dépendance par une autre

Présent au Sommet avec une double responsabilité : Défendre les intérêts du Burundi et porter la voix du continent en tant que président en exercice de l’Union africaine, le chef de  Burundais, Evariste Ndayishimiye a partagé sa vision d’un partenariat avec la Russie, fondé sur le respect mutuel et le rejet de toute forme de subordination. « Le Plan d’action 2027-2029 avec la Russie doit permettre de renforcer les infrastructures grâce au transfert de technologies, à la formation et à la gestion de l’hydroélectricité ».

Pour Évariste Ndayishimiye, l’atome, le solaire et l’hydroélectricité sont complémentaires pour briser la précarité énergétique. « La vraie souveraineté énergétique, c’est maîtriser les compétences, pas seulement posséder des centrales », rappelle-t-il, insistant sur la formation des ingénieurs locaux.

S’agissant de la souveraineté sanitaire et vaccins, il a relevé que le centre conjoint russo-burundais créé avec Rospotrebnadzor a déjà formé plus de 130 spécialistes. En fournissant ses biomatériaux pour concevoir un vaccin adapté aux souches locales, le Burundi s’impose comme un « acteur et non en simple bénéficiaire », un modèle indispensable pour un continent qui importe encore plus de 99% de ses vaccins.

Les autres chefs d’Etat, ont tour à tour, a exhorté le continent à « dépasser le rôle d’exportateur de matières premières » en s’appuyant sur des projets concrets. Ils ont plaidé pour une réforme de l’ordre international et du Conseil de sécurité de l’ONU. « L’absence de représentants africains parmi les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU est injuste. Le monde change, et l’Afrique change, le rôle et l’importance de l’Afrique augmentent », a déploré le président Egyptien Al Sissi.

Dans un contexte international marqué par la recomposition des équilibres géopolitiques, les questions de souveraineté, de développement économique et de coopération entre partenaires, l’enjeu pour les pays africains, est de transformer les rapprochements diplomatiques en projets concrets, capables de répondre aux priorités du continent et de renforcer son autonomie stratégique.

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