Election Présidentielle

La 3ème réunion du comité de suivi du processus électoral fait le point des activités aux partis politiques

les membres du gouvernement au cours des échanges avec les parties politiques
La 3ème réunion du comité de suivi du processus électoral fait le point des activités aux partis politiques

La troisième réunion du comité de suivi du processus comptant pour l’élection présidentielle de 2020 s’est tenue mardi 21 janvier, au cabinet du ministère de l’Administration territoriale. Les travaux, présidés par le ministre Payadowa Boukpessi, ont permis aux représentants des partis politiques d’apprécier le niveau d’avancement du processus électoral et d’apporter leur contribution pour son amélioration.  Le ministre de l’Administration territoriale était assisté par ses collègues de la Sécurité, Gal Yark Damehame, de la Justice, Pius Agbétomey et des Droits de l’Homme, Christian Trimua, ainsi que les représentants de la CENI et de la HAAC.

L’élection présidentielle de février 2020 avance à grands pas. Les choses se précisent au niveau des différents organes chargés de l’organisation de ce scrutin. A la troisième réunion du comité chargé du suivi de cette élection, mardi, chaque  acteur, en ce qui le concerne, a fait le point des activités aux représentants des partis politiques. Globalement, le processus avance harmonieusement pour une issue heureuse, dans un climat apaisé et des résultats acceptés par tous.

Le ministre Payadowa Boukpessi, plantant le décor, a rappelé les activités déjà menées par la CENI et la Cour constitutionnelle, entre autres, l’audit et la validation du fichier électoral par des experts de l’OIF et de la CEDEAO, l’édition des listes électorales définitives, la présentation de la liste définitive des candidats et le colisage en cours, etc.

Dans cette logique, le président de la CENI, M. Tchambakou Ayassor,  a fait savoir que le fichier électoral, apuré et validé, indique que 86,6% des Togolais en âge de voter sont inscrits, avec une progression de 14% par rapport à 2018. Au total, le fichier définitif compte 3.614.056 électeurs, dont 1.871.745 femmes contre 1.742.311 hommes. Le tirage des listes définitifs est bouclé et la confection en cours des paquets des listes qui seront acheminés vers les différentes  CELI au moment opportun. Naturellement, avec la liste définitive des candidats publiée par la Cour constitutionnelle, la CENI se dispose à interagir avec toutes les parties prenantes et les candidats pour tout ce qui reste à faire jusqu’au jour du scrutin. Dans ce sens, la CENI a entrepris d’initier un atelier à l’intention des présidents des CELI sur l’ensemble du territoire pour leur permettre d’être au même niveau d’information sur toutes les activités.  Dans la même perspective, une journée porte ouverte sur la CENI a permis aux Togolais de  mieux connaître l’institution et ses missions.  Aussi, la CENI a-t-elle réceptionné, lundi dernier, l’encre indélébile, dont un échantillon prélevé par le Laboratoire de la chimie des eaux de l’Université de Lomé

Pour vérifier son indélébilité. Elle a déjà défini un plan de déploiement de la logistique pour le matériel et autres fournitures électoraux, dont l’acquisition se déroule de manière satisfaisante. L’ouverture de la campagne est attendue pour le 6 février.  Mais, aujourd’hui, s’effectue le tirage au sort pour le positionnement des différents candidats sur le bulletin de vote. La CENI est dans la dynamique de mettre en place, outre la logistique, l’ensemble du personnel électoral qui va être formé incessamment. Le président de la CENI a, pour finir, lancé un appel à toutes les parties prenantes au processus électoral pour une interaction dynamique, en vue de trouver, au fur et à mesure, des solutions  aux éventuels problèmes, pour une élection apaisée.

Tout se met en œuvre au niveau de la HAAC pour une élection réussie

La HAAC a été représentée à cette réunion par M. Badjibassa Babaka. Faisant le point de la mise en œuvre du chronogramme, ce dernier  a souligné que tout est fait ou en train d’être mené au niveau  de l’institution pour une élection réussie. En effet, la HAAC  a édité un recueil de 8 textes essentiels concernant la couverture médiatique de l’élection présidentielle et signé le Code de bonne conduite avec les organisations professionnelles de presse. Des rencontres sont organisées avec les médias pour les former et leur rappeler leur rôle et responsabilité dans ce processus. Dans le même sens, la semaine prochaine connaitra deux rencontres importantes, d’abord avec les candidats ou leurs représentants, ainsi que les médias de la région Maritime pour les situer par rapport aux attentes de la HAAC. La seconde réunion concerne le tirage au sort du passage de la diffusion des messages au niveau des médias publics, de même que l’ordre d’intervention dans le cadre des émissions débats.

Babaka a rappelé aussi les dispositions sur l’accès des candidats aux médias publics à savoir TVT, Radio Lomé, Radio Kara et Togo-Presse. En plus des médias publics, 32 radios communautaires, rurales et commerciales, à raison d’une par préfecture, sont cooptées pour couvrir la campagne. De même, les médias privés sont autorisés à couvrir la campagne, à condition qu’ils respectent le principe de la pluralité, du traitement égal des candidats sans discrimination. D’ores et déjà, la HAAC invite les candidats à faire diligence pour que leurs programmes des manifestations et projets de société parviennent à l’institution avant le début de la campagne pour le nécessaire à faire, en vue d’une couverture médiatique effective et que tout soit fait dans les normes.

La sécurité du processus garantie

Pour le ministre Yark Damehame de la Sécurité, tout est mis en place pour une élection sécurisée. La Force Election 2020 est prête pour accompagner le processus. Il a demandé aux candidats qui souhaiteraient avoir des éléments pour leur sécurité de se manifester sans hésiter. Par ailleurs, il a mis en garde tout parti politique qui chercherait à troubler le processus électoral par des actes de violence. La démocratie est un perpétuel apprentissage et demande beaucoup de tolérance et d’acceptation de l’autre. Il est de la responsabilité des partis politiques d’éduquer leurs militants, a rappelé le ministre Yark. « Personne n’a le monopole de la violence. Quelqu’un qui occasionne la violence ne va pas s’en sortir. Nous voulons ce processus apaisé, du début jusqu’à la fin, et après qu’on se retrouve entre Togolais », a-t-il fait savoir.

Son collègue de la Justice, Pius Agbétomey  a soutenu qu’il faudrait que chacun participe à la bonne conduite de ce processus électoral, en vue de son aboutissement heureux.  « Actuellement, presque tous les magistrats dans les juridictions de Lomé et de l’intérieur du pays  sont mobilisés pour ce processus. Evidemment, cela va influer sur le travail au quotidien. Donc, il va falloir que les uns et les autres soient tolérants vis-à-vis de nous, car la priorité, aujourd’hui, c’est l’élection. Il faut que les magistrats soient mobilisés pour cela et qu’ils fassent leur travail comme la loi le recommande », a-t-il ajouté.

Les débats ont ensuite permis de mieux éclairer l’assistance sur plusieurs points, dont la gestion des scellés, l’affichage des listes électorales, l’accès au fichier électoral par les partis politiques, la possibilité ou non de permettre au Conseil épiscopal de superviser les élections, etc. Dans l’ensemble, les représentants des partis politiques ont salué tout ce qui a été fait jusqu’à présent dans le cadre de l’organisation de l’élection présidentielle, en encourageant les acteurs pour la suite.

Blandine TAGBA-ABAKI

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